L’autonomie reproductive et les droits des femmes à l’aune de trois nouvelles lois « symboliques » : du glissement au recul? – JT

Quatre membres de Fem&LAW, portées par un travail collectif rassemblant toute l’association, publient dans le Journal des Tribunaux.

D. Bernard, S. Datoussaid, E. d’Ursel et V. Eloy, « L’autonomie reproductive et les droits des femmes à l’aune de trois nouvelles lois « symboliques » : du glissement au recul? », Journal des Tribunaux, 2019, pp 344-346.

2019 JT Enfants sans vie

Au programme du mois de mai : divers événements!

Au mois de mai, les membres de Fem&L.A.W. participeront à de nombreux événements.

Le 6 mai, double programme! Nous participerons au Forum Alter Egales : l’Assemblée pour les droits des femmes travaillera au « droit à disposer de son corps » et deux de nos membres, Diane Bernard et Sahra Datoussaid, seront rapportrices pour les ateliers consacrés à l’IVG et au corps des femmes comme objet ou sujet de droit ; en soirée, nous participerons à la Quinzaine du Genre organisée à l’Université Saint-Louis : Diane Bernard, Eugénie d’Ursel, Chloé Harmel et Olivia Nederlandt animeront un débat consacré à la façon dont le droit se saisit des violences envers les femmes, à partir du film « Le Viol » d’Alain Tasma.

Le 10 mai, nous serons présentes à la journée consacrée par la Fédération Wallonie-Bruxelles à la façon dont les violences faites aux femmes sont traitées dans l’enseignement supérieur. Sahra Datoussaid et Chloé Harmel y seront présentes.

Le 13 mai, nous sommes conviées au CA d’Avocats.be, où nous pourrons évoquer la place des femmes dans les institutions propres aux barreaux. C’est Liola de Furstenberg, Estelle Didi et Chloé Harmel qui nous y représenteront.

Le 16 mai, double programme à nouveau : Gaëtane de Crayencour et Marie Doutrepont dispenseront une formation sur le traitement judiciaire des violences faites aux femmes, à l’attention de l’asbl Oasis. En soirée, Sarah Ganty et Estelle Didi participeront au Cycle politique « Femmes et justice » organisé par l’asbl Territoires de la Mémoire, en collaboration avec le CVFE : elles animeront une soirée consacrée au caractère discriminatoire du droit belge.

Sachant que nous nous réunirons également en Assemblée et lors de soirées thématiques internes, le mois de mai sera tout de travail et d’engagement, chez Fem&L.A.W. N’hésitez pas à vous joindre à nous, lors des événements publics auxquels nous participerons : toutes les infos quant aux lieux sont disponibles dans notre agenda.

Un nouveau financement pour Fem&L.A.W.

Dans le cadre de l’appel 2019 lancé par la plateforme AlterEgales, autour de la question du droit des femmes à disposer de leur corps, Fem&L.A.W. a obtenu un nouveau subside de la Fédération Wallonie Bruxelles. Ceci va nous permettre de produire du savoir au carrefour entre droit (comparé notamment) et féminismes sur des thématiques cruciales : l’avortement, la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui et l’assistance sexuelle. Vivement!

Une chambre et de l’argent à soi – Fem&L.A.W. se joint à la réflexion de l’Université des femmes

Demain commencent deux journées sur l’autonomie financière et matérielle des femmes, organisées par l’Université des femmes (comme annoncé dans notre calendrier) sous le titre « Une chambre et de l’argent à soi« .

Lors de la seconde, ce vendredi, plusieurs de nos membres interviendront : dans l’après-midi, Gaëtane de Crayencour et Emma Delwiche parleront des effets de la réforme du divorce sur la vie (et les droits) des femmes, d’une part, et Sahra Datoussaid présidera la séance du matin, d’autre part.

Les exposés et les débats promettent d’être passionnants. Merci à l’Université des femmes pour le travail fourni et vivement les échanges lors de ces journées, ainsi que la suite de ces réflexions.

Femmes, juges, justiciables : ensemble pour sauver la justice

Ce 20 mars 2019, dans le cadre de l’action “66 jours pour sauver la justice”, des associations de magistrat.e.s, soutenues par divers représentants du monde juridique, judiciaire et associatif, se mobiliseront pour alerter la société civile et les autorités politiques : la justice, en tant que structure et service, est en déliquescence. Demain notamment, 66 jours avant les élections législatives, il s’agira de rappeler à toutes et tous qu’il y a là un enjeu fondamental pour notre société.

Fem&L.A.W., avec La Voix des Femmes, l’Université des Femmes et Vie féminine s’associent à cette mobilisation.

En tant que juristes et citoyennes, nous constatons l’ampleur des dégâts que causent les choix politiques qui sont actuellement posés en la matière : du point de vue des professionnel.le.s, il est devenu difficile voire impossible de travailler sereinement et correctement à l’une des fonctions essentielles de l’Etat ; du point de vue des justiciables, il est devenu difficile voire impossible de faire entendre sa cause dans des conditions et un délai raisonnables.

En tant que femmes et féministes, nous constatons qu’aujourd’hui, les femmes se rangent parmi les premières victimes du définancement de la justice et de sa déliquescence généralisée.
Quant à leur accès à la justice, d’une part : majoritaires parmi les personnes les plus défavorisées, les femmes sont de moins en moins en mesure d’agir en justice ; majoritaires parmi les victimes de violences, elles souffrent directement du manque de moyens accordés aux services d’accueil, de prise en charge et de traitement des plaintes, dossiers et personnes.
Quant à leur exercice de la justice, d’autre part : si l’on se réjouit que les professions judiciaires se féminisent partiellement, on observe par ailleurs une détérioration générale des conditions de travail et de la valorisation de cette activité professionnelle ; autrement dit, il est un peu moins difficile qu’avant de faire une carrière judiciaire, pour les femmes, mais cette carrière est… plus difficile qu’avant, pour toutes et tous.

Ceci n’est pas une fatalité. Il est (encore) temps d’agir, de donner à l’appareil judiciaire les moyens de rendre une justice de qualité, ouverte à tous et toutes.

En solidarité avec toutes et tous les professionnel.le.s de la justice, en solidarité avec toutes et tous les justiciables, nous serons présentes à 11h30, le 20 mars 2019, dans la Salle des Pas perdus du Palais de Justice de Bruxelles, aux côtés des associations organisant cette mobilisation.

D’autres événements ont lieu, à Bruxelles et dans les autres arrondissements judiciaires, le 20 mars et ensuite.

66 jours pour sauver la Justice


#Justice pour toutes, #sosjustice, #66jourspourmesdroits

Fem&L.A.W. accueille des stagiaires pour l’été 2019 !

Nous proposons un stage à des étudiant.e.s en droit et en communication.

Stage en droit
Fonctions
Le/la stagiaire sera
– en charge de recherches destinées à alimenter Athéna, notre base de données regroupant des textes normatifs, décisions de justice et articles qui présentent un intérêt quant aux droits des femmes et à l’action juridique en la matière. Ces recherches seront consacrées à une ou plusieurs thématiques, déterminées en accord avec le/la stagiaire, selon ses centres d’intérêt (droit belge et/ou européen, pénal, familial, civil et/ou des étrangers, centrées sur une juridiction en particulier ou transversales, etc.)
– potentiellement impliqué.e dans notre publication d’un Code de droits des femmes.
– activement intégré.e dans les réunions et activités de l’asbl (lunchs associatifs, soirées débats éventuelles).
– invité.e à rejoindre les activités de plusieurs membres de l’asbl, dans différents cabinets d’avocat.e.s et structures de recherche, selon ses intérêts et les actualités dans lesdites structures.

Profil recherché
Etudiant.e en droit
– ayant obtenu son diplôme de bachelier.e ou, à tout le moins, validé 120 crédits du programme de bachelier.
– manifestant un intérêt pour les questions féministes, d’égalité femmes/hommes et/ou de genre
– présentant de très bonnes capacités de recherche (juridique principalement) et de rédaction
– francophone ou néerlandophone, avec une maîtrise passive de l’autre langue
– disponible au mois de juillet 2019, à mi-temps ou temps plein
– enthousiaste, flexible, engagé.e et/ou désireux/se de combiner une expérience juridique et associative

Stage en communication/organisation d’événement
Fonctions
Le/la stagiaire sera
– en charge de concevoir une campagne de financement (crowdfunding ou événement), ancrée dans nos activités à la fois juridiques et féministes (exercice d’éloquence, conférence, autres)
– en charge de développer la présence de notre asbl sur les réseaux sociaux, ainsi que son identité visuelle
– activement intégré.e dans les réunions et activités de l’asbl (lunchs associatifs, soirées débats éventuelles).
– invité.e à rejoindre les activités de plusieurs membres de l’asbl, dans différents cabinets d’avocat.e.s et structures de recherche, selon ses intérêts et les actualités dans lesdites structures.

Profil recherché
Etudiant.e en communication (avec ouverture à d’autres formations)
– ayant obtenu son diplôme de bachelier.e ou, à tout le moins, validé 120 crédits du programme de bachelier.
– manifestant un intérêt pour les questions féministes, d’égalité femmes/hommes et/ou de genre
– présentant de très bonnes capacités rédactionnelles et communicationnelles
– francophone ou néerlandophone, avec une très bonne maîtrise de l’autre langue
– enthousiaste, flexible, engagé.e et/ou désireux/se de combiner une expérience juridique et associative

Conditions de travail
Le stage
– est prévu au mois de juillet 2019, à mi-temps ou temps plein
– aura principalement lieu dans nos locaux de la Maison Amazone (10, rue du Méridien – 1210 Bruxelles – métro Botanique), sauf les journées passées dans des cabinets ou structures de recherche (ainsi qu’au Palais de justice pour les audiences auxquelles le/la stagiaire accompagnerait certaines de nos membres, s’il/elle le désire)
– ne sera pas rémunéré mais pourrait faire l’objet d’un défraiement partiel.
– sera encadré par des juristes (avocates, académiques, autres) engagées en féminisme

Les candidatures, composées d’une lettre de motivation et d’un cv, sont à adresser à info@femandlaw.be pour le 30 avril au plus tard.

Soutien à l’avocate Nasrin Sotoudeh

Vendredi dernier était célébrée la journée internationale de lutte pour les droits des femmes ; trois jours plus tard, ce lundi 11 mars, une avocate iranienne militante et féministe, Nasrin Sotoudeh, a été condamnée à 33 ans de prison et à 148 coups de fouet sur la base de sept chefs d’accusation. Âgée de 55 ans, Nasrin Sotoudeh a été arrêtée en juin 2018 ; elle avait déjà passé trois ans en prison, entre 2010 et 2013, pour « action contre la sécurité nationale » et « propagande contre le régime ». Elle est condamnée aujourd’hui pour avoir notamment défendu des journalistes, des activistes et des opposant.e.s arrêté.e.s lors des grandes manifestations de 2009 contre la réélection (contestée) de l’ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. Avant son arrestation, elle avait notamment pris la défense de plusieurs femmes arrêtées pour avoir enlevé leur voile en public afin de protester contre le port obligatoire du voile depuis la Révolution islamique de 1979.

Fem&L.A.W. est scandalisée que cette avocate ait été arrêtée et condamnée pour avoir fait son travail et pour son engagement en faveur des droits humains et des droits des femmes. Nous réclamons l’annulation de cette condamnation abjecte, ainsi que la libération immédiate et sans conditions de Nasrin Sotoudeh.

Une manifestation en soutien à Nasrin Sotoudeh aura lieu ce jeudi 14 mars à 18h, devant l’ambassade d’Iran (avenue Franklin Roosevelt, 15 à Ixelles).