Soirée Artiste en résidence | Une idée de nature

Le 11 févirer 2021, dans le cadre de la saison culturelle 2020-2021 de l’UCLouvain intitulée « Le pouvoir du récit, l’imaginaire comme réponse », Diane Bernard, professeure à l’USL-Bruxelles et membre de Fem&Law, a participé à une rencontre autour du thème de la violence et de la domination dans l’oeuvre d’Ovide et au-delà.

« Dans l’oeuvre d’Ovide règne un imaginaire que l’on pourrait facilement qualifier de « féminin ». Une vision du monde où la nature, en mouvement permanent, apparaît tout à la fois comme la source luxuriante dont on tirerait des fruits – et la menace, le danger. Si la nature chez Ovide est femme, elle subit le sort réservé (non seulement dans la culture occidentale) à tout ce qui est décrété « féminin » : elle est entravée, domptée, mise en ordre. Mais aussi, très souvent : exploitée, violée, détruite. Quel imaginaire nous permettrait de saisir les métamorphoses du vivant en dehors d’une polarité binaire ? En fin de compte, est-il possible de repenser la relation de l’humain à la nature en faisant l’impasse des questions de genre ? »

Plus d’informations ici.

Une rediffusion du débat est accessible ici.

 

Conférence avec l’UAE

Le jeudi 4 février 2021, Estelle Didi et Emma Delwiche, Avocates et membres de Fem&Law ont répondu à l’invitation de Thomas Gillet, Président de l’Union des Anciens Etudiants de l’ULB,  afin de participer à une conférence sur les enjeux du Code des Droits des femmes.

Cette conférence est visionable ici

Notre Code est toujours consultable sur notre site ici ou en version papier aux éditions Larcier.

Crowdfunding en faveur de Woman’Do

Fem&L.A.W. soutient le projet de l’asbl Woman’Dō.

Woman’Dō est un Centre de planning familial bi-communautaire, spécialisé dans l’accompagnement post-traumatique de femmes exilées en séjour précaire ayant fui des violences.

La majorité des femmes exilées en Belgique ont fui de graves violences. Woman’Dō  a vu le jour pour aider ces femmes à se reconstruire. Le centre est unique en Belgique et propose des consultations psychologiques, médicales et juridiques.

La demande d’aide augmente mais l’ASBL manque malheureusement de moyens! Si  vous souhaitez soutenir leur projet, vous pouvez contribuer à leur campagne en collaborant au crowndfunding.

 

Plus d’informations sur l’ASBL Woman’Do ici.

Pour participer au Crownfunding cliquez ici.

 

 

Participation au colloque « LES VIOLENCES DE GENRE AU PRISME DU DROIT »

Le 15 décembre prochain, Diane Bernard et Sarah Ganty interviendront lors du colloque organisé par l’UNamur « LES VIOLENCES DE GENRE AU PRISME DU DROIT ».

« Longtemps exclues des préoccupations entourant la protection juridique des droits fondamentaux, les violences de genre sont, en quelques dizaines d’années, devenues une préoccupation centrale des organes de protection des droits humains. Organisé par le Centre « Vulnérabilités & Société » de l’Université de Namur, ce colloque montre que la lutte contre les violences de genre constitue, avant tout, une forme de lutte contre les violences faites aux femmes. Il présente, en outre, la particularité de se concentrer d’autres formes de violences de genre, comme celles faites aux transgenres, aux intersexués, aux homosexuels, etc »

Plus de renseignements ici.

 

La conférence « Enfin un Code de droits des femmes! L’égalité des femmes et des hommes en 2020 » est en ligne!

 

Le 5 mars 2020, pour marquer la publication de son ouvrage Droits des femmes. Code commenté (Larcier, 2020), Fem&L.A.W.  a  organisé une conférence consacrée à cet ouvrage sans précédent (accessible iciet, plus généralement, à l’égalité entre les femmes et les hommes.

Vous étiez très nombreuses et nombreux à assister à cette conférence intitulée : « Enfin un Code de droits des femmes! L’égalité des femmes et des hommes en 2020 », 

Centrée sur l’ordre juridique belge, cette conférence consistait en un survol de différentes branches de droit par plusieurs des contributrices/eurs au Code.

La conférence est à présent visionnable sous la forme de sept capsules  :

I) Introduction

Chloé HARMEL, assistante à l’UCLouvain

Bénédicte LINARD, Ministre des droits des femmes en Fédération Wallonie-Bruxelles

Françoise TULKENS, vice-présidente et juge honoraire à la Cour Européenne des Droits de l’Homme

II) Enjeux transversaux et en droit public

Valérie ELOY, commissaire d’acquisition détachée auprès de la Secrétaire d’état au logement et à l’égalité des chances

Le droit constitutionnel belge est-il misogyne ?
Anne-Emmanuelle BOURGAUX, professeure à l’UMons, et Julien PIERET, professeur à l’ULB

Les droits des femmes s’invitent à l’O.N.U.
Emmanuelle BRIBOSIA et Isabelle RORIVE, professeures à l’ULB

III) Enjeux économiques, sociaux et culturels

Leila LAHSSAINI, avocate au barreau de Bruxelles

La précarité a-t-elle un genre ?
LOOTVOET, directrice de l’Université des femmes

IV) Enjeux en droit de la famille

Gaëtane DE CRAYENCOUR, avocate au barreau de Bruxelles

Le contentieux familial, à l’ombre du patriarcat ?
Emma DELWICHE* et Caroline MOMMER*, avocates au barreau de Bruxelles

V) Enjeux en droit pénal et pénitentiaire

Sahra DATOUSSAID, chargée de projet chez Fem&L.A.W.

Femmes, justice et lutte contre l’impunité
Oriana SIMONE, stagiaire judiciaire au Tribunal de première instance du Hainaut, et Crépine UWASHEMA, avocate au barreau de Bruxelles

VI) Enjeux en droit des étrangers

Jennifer SEVRIN, chargée d’études à la Ligue des familles

Femmes étrangères, la double peine
Estelle DIDI et Marie DOUTREPONT, avocates au barreau de Bruxelles

VII) Conclusion

Diane BERNARD, professeure à l’Université Saint-Louis

 

Le C.S.A. s’entretient avec Fem&L.A.W. sur des questions d’inégalités au travail et de cyber-harcèlement

Dans le cadre de sa recherche sur l’égalité de genre dans les métiers de l’audiovisuel
et les ressources humaines des éditeurs de services de médias audiovisuels, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a souhaité s’entretenir avec l’association Fem&L.A.W.

« La recherche vise à apporter des informations sur la distribution globale des hommes et des femmes dans les éditeurs de services de médias audiovisuels, sur leurs emplois et taux d’occupation respectifs, sur leur distribution dans les postes hiérarchiques ainsi que dans les familles de métiers de l’audiovisuel. »

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que Diane Bernard et Caroline Debehault ont répondu aux questions du CSA sur les inégalités dans le milieu professionnel et le cyber-harcèlement.

La vidéo est visionnable ici.

Toutes les informations sur l’étude du CSA sont consultables sur le site du CSA.

Ensemble contre le harcèlement sexiste en ligne

Les femmes sont les principales victimes du cyberharcèlement. Sont encore davantage visées les femmes qui souffrent d’un autre critère de discrimination comme la prétendue race, couleur de peau, nationalité etc. (voy. les 19 critères de discrimination édictés par les lois du 10 mai 2007 tendant à lutter contre certaines formes de discrimination et modifiant la loi du 30 juillet 1981 tendant à réprimer certains actes inspirés par le racisme et la xénophobie – à ce sujet, cf. ceci).

Cette donnée devrait nécessairement être prise en compte par le Législateur si une modification de la notion de harcèlement intervient dans le Code pénal.

C’est la raison pour laquelle Fem&L.A.W. a récemment rendu un avis (ci-dessous) à la demande de la Commission de la Justice de la Chambre sur l’opportunité de modifier l’article 442 bis du Code pénal incriminant le harcèlement en vue de lutter contre le harcèlement groupé (proposition de loi du 12 novembre 2019). Les auteur·e·s de la proposition de loi y soulignent que « les pratiques de cyberharcèlement groupé sont devenues, au cours des dernières années, une triste réalité. Fréquentes dans le champ des violences sexuelles et sexistes, routinières dans le chef d’une “nouvelle génération de militance d’extrême droite en ligne”, ces pratiques de harcèlement en meute s’accompagnent aussi parfois de “doxing” ». La Fédération des Centres de planning familial des Femmes Prévoyantes Socialistes a d’ailleurs lancé, en juin dernier, une campagne de sensibilisation relative au harcèlement en ligne dont sont victimes les femmes, afin d’attirer l’attention sur le caractère sexospécifique de ces violences : les femmes sont les victimes privilégiées des harceleurs, qui sont des hommes dans leur immense majorité.

Notre association a sollicité, à l’occasion de la rédaction de son avis pour la Chambre, l’expertise de Madame Florence Hainaut, journaliste, car celle-ci prépare avec Madame Myriam Leroy, journaliste également, un documentaire sur le cyberharcèlement misogyne, coproduit par la RTBF et ARTE : ayant été victimes à plusieurs reprises de « harcèlement, calomnie et diffamation » en ligne, elles ont mené une réflexion politique à ce sujet, leur vécu rencontrant celui de nombreuses femmes médiatisées ou non.

Diverses sources et études permettent d’établir que le phénomène de cyberharcèlement cible en particulier les femmes et qu’il est un fléau mondial. A titre d’exemples, en 2014, l’Agence des droits fondamentaux de l’UE a constaté que 20 % des jeunes femmes âgées de 18 à 29 ans déclaraient avoir été victimes de cyberharcèlement à caractère sexuel, dans l’année précédant l’étude ; en 2015, une étude de l’ONU a conclu que 73% des femmes ont déjà été exposées à une forme de violence en ligne ; en 2017, Amnesty a interviewé 4.000 femmes, dans 8 pays, et constaté que 76 % d’entre elles déclarant avoir subi des violences ou du harcèlement en ligne avaient modifié la manière d’utiliser ces plateformes : elles s’autocensurent ou les quittent – « quel que soit le point de vue adopté », conclut le rapport, « les femmes sont réduites au silence. Elles ont pourtant le droit, comme tout le monde, de s’exprimer librement et sans crainte ». Selon un rapport du Lobby européen des femmes datant d’octobre 2017, les femmes sont 27 fois plus susceptibles d’être harcelées en ligne que les hommes ; en février 2018, un rapport français du Haut Conseil à l’égalité alertait non seulement sur l’ampleur du phénomène, mais aussi sur l’impunité dont bénéficient souvent les agresseurs – ces violences, pointait le rapport, ont pour objectif de « contrôler la place des femmes et les exclure de l’espace public présentiel ou numérique ». Dans une résolution datant du 17 avril 2018, le Parlement européen a souligné l’importance de recenser les problèmes que pose internet lorsqu’il est utilisé pour commettre des délits, proférer des menaces ou perpétrer des actes de harcèlement ou de violence à l’encontre des femmes, et invitait instamment les décideurs politiques à apporter une réponse appropriée à ces questions. Enfin, dans la conclusion d’une étude menée en décembre 2018, Amnesty International indiquait : « nous avons les données permettant de corroborer ce que les femmes nous disent depuis longtemps ».

Le cyberharcèlement des femmes, qui a de nombreux visages, n’est qu’une nouvelle forme d’expression de la misogynie et un frein à l’émancipation des femmes.

Fem&L.A.W. est solidaire de toutes le victimes de cyberharcèlement, aux côtés des associations qui luttent contre les violences faites aux femmes.

 

* Fem&L.A.W. n’est pas un cabinet d’avocates et les termes juridiques utilisés ici le sont indépendamment de l’issue de procédures judiciaires. Nous avons cependant pris connaissance des derniers messages récemment adressés à Madame Hainaut et les qualifions hors la loi de méprisants, d’attaques ad feminem gratuites et d’insultes sexistes lorsqu’ils sont destinés à la faire taire, à la diminuer et la délégitimer non sur le terrain des débats d’idées mais des rapports de domination. Ceci n’est pas exclusif du caractère diffamatoire ou harcelant de certains messages, dont il ne nous appartient pas de juger.

 

 

avis définitif femandlaw 3.07.2020

 

Fem&L.A.W., les femmes et leurs droits en temps de pandémie

Notre association est une petite collective, composée de bénévoles qui assument toutes diverses charges par ailleurs, qu’elles soient professionnelles, familiales et/ou autres. Par conséquent, cette période de confinement a signifié un gel de nos activités, sachant que nous étions déjà extrêmement occupées auparavant par une réorganisation interne concomitante à la conduite de plusieurs projets, dont la publication de notre Code commenté de droits des femmes.

 

Nous restons cependant particulièrement attentives à la défense des femmes et de leurs droits, et au caractère crucial de l’action en la matière ; plusieurs d’entre nous continuent à s’impliquer au cœur de cette action, au Barreau et ailleurs. Les femmes sont sur tous les fronts, aujourd’hui plus encore qu’habituellement : dans les fonctions de care, au sein des institutions médicales comme dans les foyers, d’une part ; en difficulté face aux violences intrafamiliales, aux inégalités socio-économiques, aux obstacles qui se dressent entre elles et leurs droits civils, sexuels et reproductifs, d’autre part.

 

Si les femmes n’ont indéniablement pas fait l’objet de l’attention nécessaire, les efforts qui ont été fournis peuvent être soulignés.

Au niveau des autorités, on soulignera le renforcement des aides possibles en matière d’hébergement, des dispositifs destinés aux femmes migrantes, des écoutes ouvertes aux victimes de violences conjugales et/ou de violences sexuelles, de la poursuite des (trois seuls mais) formidables Centres de prise en charge des victimes de violences sexuelles (sur place et par un chat anonyme).

 

Nous remercions les associations qui ont tenu la barre pendant ces semaines si difficiles et nous rallions, tardivement donc symboliquement certes, aux communiqués, cartes blanches et lettres ouvertes qu’elles ont publiées – en particulier aux lettres des 1er et 25 avril 2020 adressées à la Première Ministre et aux membres de la Commission interministérielle sur les droits des femmes ainsi qu’à la lettre adressée de la Fédération des Plannings familiaux sur les effets de la crise sanitaire sur l’accès aux droits et à la santé sexuelle et reproductive.

Merci, brava à Isala pour sa permanence à destination des personnes en situation ou à risque de prostitution.

 

Par ailleurs, nous prenons acte de diverses publications qui donnent un reflet politique et scientifique aux difficultés rencontrées par les femmes en ces temps de pandémie : qu’il s’agisse de l’ONU ou du Comité des parties à la Convention d’Istanbul qui ont souligné le lien entre la pandémie et les violences envers les femmes, du Conseil de l’Europe quand il rappelle quelles obligations incombent aux États pour limiter les effets de la pandémie sur l’égalité entre les femmes et les hommes, du Parlement européen qui a poursuivi certains travaux sur le pan psychologique de ces violences ou d’associations de terrain qui ont soutenu et soutiennent, au niveau interpersonnel comme global, les effort de toutes et tous à cet égard – pensons à Garance ou à Vie Féminine, parmi bien d’autres.

 

Fem&LAW, dans la mesure de ses capacités, tâche de se remettre en selle. Pour mettre le droit au service des femmes et le féminisme en action dans le droit. En solidarité avec les mères seules, les femmes atteintes d’un handicap, les victimes de violences, les mères qui télétravaillent, les femmes qui surnageaient déjà si courageusement dans un contexte économique si difficile, les femmes qui n’ont pas accès aux indispensables soins de santé (sexuelle et reproductive notamment), les femmes en situation de migration, les femmes à risque dans leur milieu professionnel, nous reprenons les rennes de notre engagement.